vendredi 27 septembre 2013



METHODOLOGIE DE LA RECHERCHE DOCUMENTAIRE

Par Emmanuel TCHOUMKEU
Conservateur de Bibliothèques

Qu’est-ce-que la recherche documentaire ?
C’est une démarche systématique, qui consiste à identifier, récupérer et traiter des éléments divers (chiffres, bibliographie, textes…) sur un sujet donné. Cette identification des informations est une étape indispensable à toute synthèse des connaissances et revue de la littérature dans tous les domaines scientifiques et techniques. Cette démarche doit être la plus pertinente possible et tendre vers l’exhaustivité.

Objectif : Compétence informationnelle 
            L’objectif visé par cette contribution est de donner aux chercheurs réels ou potentiels la « Compétence informationnelle » nécessaire pour accéder librement et de façon autonome à l’information scientifique et technique qu’ils désirent obtenir pour les besoins de leurs travaux de recherche.  Par l’expression « Compétences informationnelles  » on désigne « […] l’ensemble des compétences permettant à une personne d’évoluer dans la société du savoir et d’utiliser l’information de façon critique en vue de répondre à un besoin, qu’il s’agisse de résoudre un problème, de prendre une décision, de développer ses connaissances, de créer un document, une œuvre ou un produit ou, plus simplement, de poursuivre sa formation[1]. »

Qu’est ce que l’ L'information scientifique et technique
L'information scientifique et technique[2] (I.S.T.) peut être définie comme « l’ensemble des informations produites par la recherche et nécessaires à l’activité scientifique comme à l’industrie ». Elle est publiée par le biais des publications scientifiques. Les revues scientifiques sont les vecteurs principaux pour diffuser les nouvelles connaissances après la validation de celles-ci par le comité de relecture. Pour avoir accès à cette information scientifique et technique, il faut disposer d'un abonnement aux revues qui les publient ou aux bibliothèques numériques qui les hébergent. D’après une étude menée par Hans Dillaert[3], certaines de ces ressources sont en accès libre et gratuit, elles représentent environ 20% de l'offre globale. Où et comment mettre la main sur ces 20% ?

Cycle d’acquisition de la maîtrise de l’information scientifique et technique
Une étude de l’UNESCO[4] réalisée en 2007 met en relief onze étapes distinctes retenues pour décrire le cycle d’acquisition de la maîtrise de l’information scientifique et technique. Il s’agit des étapes suivantes :
·         Prendre conscience de l’existence d’un besoin ou problème dont la solution nécessite de l’information.
·         Savoir identifier et définir avec précision l'information nécessaire pour satisfaire le besoin ou résoudre le problème.
·         Savoir déterminer si l'information nécessaire existe ou non, et, dans la négative, passer à l'étape 5.
·         Savoir trouver l'information nécessaire quand on sait qu'elle existe, puis passer à l'étape 6.
·         Savoir créer, ou faire créer, l'information qui n'est pas disponible (créer de nouvelles connaissances).
·         Savoir bien comprendre l'information trouvée, ou à qui faire appel pour cela, si besoin est.
·         Savoir organiser, analyser, interpréter et évaluer l’information, y compris la fiabilité des sources.
·         Savoir communiquer et présenter l’information à autrui sur des formats/ supports appropriés/ utilisables.
·         Savoir utiliser l’information pour résoudre un problème, prendre une décision, satisfaire un besoin.
·         Savoir préserver, stocker, réutiliser, enregistrer et archiver l’information pour une utilisation future.
·         Savoir se défaire de l’information qui n’est plus nécessaire et préserver celle qui doit être protégée.

Dans le cadre de cet exposé, nous ne nous attarderons pas spécialement sur chacun de ces onze étapes, mais nous proposerons un résumé de plusieurs méthodologies, orienté sur deux axes, à savoir : la stratégie de la recherche d’une façon générale et la stratégie de la recherche sur Internet.

1 - Stratégie générale de la recherche

            D’une façon générale, pour faire une recherche de l’information dans une bibliothèque ou sur Internet, il est impératif de passer par les étapes suivantes :

 Définir les besoins
Prendre un temps au départ pour réfléchir à la formulation claire et précise des besoins permet  d’affiner la requête, d’obtenir des résultats plus pertinents. La réponse aux questions préalables aidera à choisir une stratégie de (méthode et outils), et à établir des critères d’évaluation du résultat obtenu. Au minimum, il faut se poser les deux questions suivantes :

-          Qu'est-ce que je cherche exactement ?
-          Pour quoi faire ?

Pour savoir quels documents vont m'être utiles, je m'interroge sur :
-          La nature du travail demandé : est-ce un exposé oral, une fiche de lecture, une revue de presse, une étude de cas, un rapport, etc. ?
-          Les consignes et les attentes de l'enseignant  : quels sont les critères d'évaluation de mon devoir ?
-          Les délais de réalisation  : à quelle date dois-je rendre mon travail ?

Ces éléments ont des conséquences sur mes recherches, notamment en matière de :

-          Temps dont je dispose 
-          Type d'informations que je dois rechercher : est-ce que ce sont des informations historiques, statistiques, d'actualités ? Des faits, des analyses, des points de vue ?
-          Démarche à adopter : devrai-je être exhaustif ou synthétique ?

- Cerner son sujet

Avant de m’engager à une recherche sur Internet, je dois réfléchir  à la portée de mon sujet : Quels sont ses contours ? Quels sont les aspects que je souhaite traiter ?

Plusieurs méthodes simples permettent d'avoir une vision plus précise et une meilleure compréhension du sujet. Cerner  son sujet c’est :

·         Comprendre la nature, les objectifs et l’étendue du travail à exécuter
·         Préciser la question de la recherche
·         Se lancer dans une remue méninges afin de mieux comprendre son sujet
·         Dégager les idées importantes et les mots-clés du sujet
·         Inclure dans les mots-clés devant servir à la recherche les noms des auteurs qui ont travaillé sur le sujet ou sur un sujet avoisinant.
·         Déterminer l’angle sous lequel le sujet va être abordé
·         Formuler son idée directrice
·         Esquisser un plan provisoire de son travail
·         Réfléchir aux ressources dont on aura besoin
·         Planifier l’exécution son travail

Ce travail préalable permet de saisir son sujet dans toute son ampleur, de faire émerger des pistes de recherche de tenir compte des associations d'idées, des synonymes des mots-clés,  de leurs équivalents en anglais ou français  et de leurs forme au singulier  ou au pluriel.

- Interroger les outils de recherche

A ce stade, il est question de :
-          Choisir les ressources dans lesquelles la recherche va être faite
-          De construire des équations de recherche à partir des mots-clés retenus
-          D’amorcer la recherche à l’aide des mots-clés à la bibliothèque ou sur Internet
-          Juger de l’efficacité de ses équations de recherche et les ajuster au besoin pour limiter le volume du silence et du bruit dans le résultat de la recherche obtenu.
-          Repérer les documents et les ressources qui nous semblent  pertinents
-          Echanger et partager des idées avec différents interlocuteurs

 Sélectionner et évaluer les documents trouvés

Sélectionner et évaluer les documents trouvés c’est :
-          Organiser les documents (résultats de la recherche) retenus
-          Evaluer la qualité de l’information selon des critères posés
-          Examiner différents points de vue
-           Identifier les éléments d’information nécessaires à son travail
-           Noter la référence et les caractéristiques des documents retenus

 Utiliser et citer les résultats

            Les résultats obtenus doivent être utilisés et cités proprement. Pour cela, il est question ici de :
-           Lire, écouter ou visionner attentivement les documents et de prendre des notes
-          Indiquer ses sources d’information et respecter les règles de la propriété intellectuelle et de la vie  privée
-          Organiser ses notes de manière cohérente et ajuster son plan provisoire de travail
-          Faire le point de sa progression et reprendre une étape au besoin
-          Analyser les informations prélevées et au regard de la question de la recherche
-          Envisager différentes solutions permettant de traiter son sujet
-          Synthétiser les idées et les informations provenant de sources variées
-          Confronter les opinions et construire la sienne selon l’objectif du travail
-          Confirmer ou reformuler son idée directrice
-          Réfléchir  à l’organisation de l’ensemble de son travail

La méthodologie proposée ci-dessus s’appliquent aussi à la recherche documentaire dans une bibliothèque physique.

2 - Recherche sur Internet

Quant à la recherche spécifiquement sur Internet, il convient de parler en priorité du Web invisible et de la recherche Intuitive

Le web invisible

Selon Guillemette Lauters[5]les meilleurs moteurs de recherche indexent moins de 20% du web;
-          ..En effet, les outils de recherche ne référencent pas
-          les pages non html;
-          les pages non référencées;
-          les fichiers dynamiques;
-          les pages protégées par un mot de passe;
-          les bases de données;

La recherche intuitive

Lorsqu’on recherche un site dont on connaît l’institution, la société ou l’organisation, il est relativement facile de deviner l’adresse de ce site :
         http://www.
         le nom de ou l’acronyme de l’organisation
         le domaine le plus évident :
         .com pour une société commerciale;
         org pour une organisation internationale;
         be pour un site belge;
         fr pour un site français;
         cm pour les sites camerounais

La recherche intuitive permet aussi de retrouver une page qui n’existe plus ou des liens morts en coupant l’URL jusqu’à chaque /.


Les outils de la recherche sur Internet

            Le site ci-dessous[6] nous présente un panorama des outils de recherche sur Internet en une seule page. Le site Abondance[7] se donne pour tâche d’analyser les moteurs de recherche disponibles sur Internet.


Quelques moteurs de recherche scientifiques

Google scholar (http://scholar.google.fr/) est un métamoteur qui récence des articles scientifiques approuvés ou non par des comités de lecture. Ses critères de recherche sont avancés plus nombreux dans sa version anglaise[8] .Google Scholar : spécialisé dans les sites universitaires (tous pays). La pertinence est basée sur une recherche dans le texte intégral et sur le nombre de fois où l’article est cité « cited by »
Scirus (http://www.scirus.com) est un  métamoteur.
Il regroupe un ensemble de bases de données qui font de lui un réservoir d’articles scientifiques, d’ouvrages, de brevets de thèses, de résumés. Sur Scirus l’accès au texte intégral pas systématique.
Scirus dispose d’une version avancée[9] où la recherche peut se faire à partir de plusieurs critères.
 Scirus indexe le contenu de bases d’articles de journaux électroniques, de bases de données bibliographiques, de ressources web sélectionnées pour la qualité de leur contenu scientifique, d’une sélection de sites web à caractère scientifique et technique

Microsoft academic search (http://academic.research.microsoft.com/) est également un métamoteur scientifique. La recherche peut se faire dans cet outil par auteurs, publications, sources, mots-clés, organisations.

WorldWideScience.org (http://worldwidescience.org/ ) est un portail mondial scientifique multilingue 80 bases de données. Son contenu tient compte des portails de 70 pays.

Science.gov ( http://www.science.gov/ ) est le portail des ressources officielles scientifiques américaines (annuaire et moteur de recherche)  Il contient environ 50 bases de données, 2 100 sites, 200 M. de pages.

Open AIRE (Open Access Infrastructure for Research in Europe) (http://www.openaire.eu/fr ) est un projet européen de dépôt de résultats de recherche financées par l’Union européenne.

FreeFullPDF (http://www.freefullpdf.com/) est une mine d’environ 80 M. de publications scientifiques en PDF (articles, brevets, posters, thèses)

Scitopia : Moteur de recherche spécialisé en sciences qui indexe le contenu de 21 sociétés savantes, des brevets et des rapports gouvernementaux. (+ de 3 500 000 documents

Les métamoteurs

Il convient de signaler ici à toute fin utile quelques métamoteurs qui pour les chercheurs méritent une attention particulière. Par une seule requête, les métamoteurs permettent d’interroger simultanément plusieurs moteurs de recherche mais la requête à condition que la requête soit doit simple.
 Voici à titre d’exemple quelques métamoteurs sur Internet :





FINDER : L'interface ultime des principaux outils de recherche :

MyWebSearch: http://home.mywebsearch.com/
Ce métamoteur est à lui seul une collection de plusieurs outils de recherche. Ces différents moteurs de recherche sont destinés à vous donner la meilleure information possible.

Zuula : www.zuula.com/

Métamoteur très adapté pour la recherché des images, des videos, des nouvelles, des blogs,etc.


Annuaires généralistes

Les annuaires recensent des sites et les classent  par catégories et sous-catégories; le classement est effectué par la main de l’homme et la pertinence et la qualité des sites sont donc bien meilleures. Citons ci-dessous quelques exemples d’annuaires disponibles sur Internet :

Annuaire des annuaires (http://www.beaucoup.com/)

Dmoz (open directory project) (http://www.dmoz.org/). C’est un annuaire international qui fonctionne selon le modèle “Open source”. Il contient environ  5000 000. de sites, 700 000 catégories, 84 000 rédacteurs bénévoles, multilingue. Cet annuaire dispose d’une version française : www.dmoz.org/World/Français/

Yahoo! Directory ( http://dir.yahoo.com/ ) Couvre environ  5000 000 de pages. Cet annuaire a une orientation commerciale.

Virtual Library (WWWWVL) : http://vlib.org/ premier répertoire du web créé en 1991 .

 Best of the web (BOTW) : http://botw.org/

Les annuaires : http://www.lesannuaires.com/. Elle recense les annuaires régionaux et des pays d’Europe ; il sert aussi au repérage d’outils spécial
Répertoires de signets

Les répertoires – dits aussi annuaires – sont composés d’adresses, comme il se doit ; en l’occurrence, les adresses figurent sous la forme de listes de liens hypertextuels qui « pointent », autrement dit qui permettent d’accéder directement à la ressource répertoriée. Cet accès est possible parce que le lien comporte nécessairement l’adresse URL du site où la ressource est publiée.

Les portails ménagent l’accès à toutes sortes de ressources dont des répertoires de liens, des informations actualisées et des documents, rassemblés autour d’un domaine ou d’une spécialité.

Quelques Répertoires et portails généralistes

Les Signets[10] : Les Signets de la Bibliothèque nationale de France proposent une sélection commentée de ressources accessibles par Internet, choisies par les bibliothécaires de la Bibliothèque Nationale de France. Ces ressources  sont classées par analogie avec le classement par grandes disciplines d’une bibliothèque nationale. Mais on y trouve également les adresses des institutions chargées de la gestion du patrimoine documentaire (Bibliothèques, centres de documentation, Institutions patrimoniales). Les sites indiqués sont accompagnés d’un descriptif effectué par des professionnelles de la documentation.

Virtual Library[11]  : Ce portail regroupe les sites par grands ensembles disciplinaires. Il est consultable en plusieurs langues : français, anglais et espagnol.

Intute – Arts and Humanities[12] Ce portail qui n’est plus mis à jour depuis le mois de juillet 2011 répertorie de très nombreuses ressources dans le domaine des Humanités, Lettres et Sciences humaines, à l’initiative et sous le contrôle expert d’institutions académiques anglaises.

Signets des universités : http://www.signets-universites.fr/

•Signets de la France contemporaine (BPI) : http://www.bpi.fr/fr/professionnels/collections_et_services2/signets_de_la_france_contemporaine.html

Academicinfo : http://www.academicinfo.net/subject-guides
25 000 ressources dont de nombreuses ressources sur les Etats-Unis.
BUBL : http://bubl.ac.uk/

•PINAKES : http://www.hw.ac.uk/libWWW/irn/pinakes/pinakes.html
Il couvre  une cinquantaine de répertoires spécialisés ou multidisciplinaires

Bases de données bibliographiques

Ces outils donnent accès aux ressources suivantes :
références bibliographiques de livres, périodiques, articles, rapports, congrès, thèses
Catalogues de bibliothèques internationales

WorldCat : http://www.worldcat.org/ . C’est le plus grand catalogue mondial. Ses références sont surtout anglo-saxonnes

•KVK : http://www.ubka.uni-karlsruhe.de/kvk.html

Library of Congress : http://catalog.loc.gov/

Catalogues de bibliothèques et archives et manuscrits

•Calames : http://www.calames.abes.fr/pub/

•CCFR manuscrits : http://www.ccfr.bnf.fr/portailccfr/jsp/index.jsp

Bases de données bibliographiques •pluridisciplinaires

•ScienceDirect : http://www.sciencedirect.com/

•JSTOR : http://www.jstor.org/

Refdoc : http://www.refdoc.fr/

•Ingenta : http://www.ingentaconnect.com/

Bases de données donnant accès au texte intégral •(bases plus ou moins gratuites )

•Persée : http://www.persee.fr
C’est le portail des collections de revues scientifiques francophones (revues scientifiques, publications et séries) Environ 126 revues, 155 600 articles.

Erudit : http://www.erudit.org/revue/

Revues.org : http://www.revues.org/.  C’est le portail des revues en sciences humaines et sociales Il gère environ 322 revues, 22 collections de livres

Bibliothèques numériques

Une bibliothèque numérique est une collection organisée de documents électroniques en accès libre et généralement gratuit sur Internet, associée à une interface permettant la recherche et la consultation de ces documents. Les bibliothèques numériques sont très variables en volume et types de documents. Citons ici quelques bibliothèques numériques :

Bibliothèque numérique de l’UNESCO[13]

La Bibliothèque numérique mondiale met à disposition sur Internet, gratuitement et en plusieurs langues, des ressources documentaires de grande valeur scientifique et historique couvant tous les domaines et tous les pays du monde.


Bibliothèques numériques en France et francophones[14]

            Ce portail de l’URFIST de Lyon répertorie un nombre considérable de Bibliothèques numériques de la France et des pays de la zone francophone. Ces bibliothèques numériques sont en fait des bibliothèques spécialisées couvrant de vastes domaines de la science, des sciences sociales, des techniques, des arts et des lettres.
 
Gallica : (http://gallica.bnf.fr/)  réalisée par la Bibliothèque nationale de France , il rassemble des collections de différentes autres bibliothèques et centres de documentation. Elle gère environ 1,7 M. de documents (textes, images, presse…)

Numes : http://www.numes.fr

Europeana : (http://www.europeana.eu./portal/). C’est un  projet européen réunissant des institutions européennes
!
Google books (Google livres) : http://books.google.fr/

Project Gutenberg : http://www.gutenberg.org/. C’est le  plus ancien projet de numérisation ; il contient environ  38 000 ouvrages libres de droit aux Etats-Unis.

Open Library : http://openlibrary.org/

Open library nourrit l’ambition de créer une page web pour chaque livre publié dans le monde. A ce jour elle met à la dispose du public  environ 1,1 M. de livres gratuits

HathiTrust : http://www.hathitrust.org/

Bibliothèque numérique des bibliothèques universitaires américaines, elle contient environ  10,2 M. de volumes dont 2,9 M. dans le domaine public (50 % en anglais)

Autres bases de données textuelles donnant accès aux articles scientifiques, pré et post-publications, littérature grise

Archives ouvertes

HAL[15] (Hyperarticles en ligne) : Il s’agit ici d’un dépôt pluridisciplinaire du CCSD-CNRS. Il est composé de plusieurs portails (génériques, thématiques, institutionnels). Il contient environ 192 000 documents en texte intégral, de niveau recherche
pre-prints, articles, thèses, HDR, communications…

OIAster : http://oaister.worldcat.org/
Environ 25 M. de références, 1 100 participants

Scientific Commons : http://en.scientificcommons.org/
Environ 38 M. de références, 1 270 réservoirs

•BASE (Bielefeld University Library) : http://www.base-search.net/
Environ 31 M. de documents (75% accessibles en texte intégral), 2 000 sources.

•DRIVER (Digital Repository Infrastructure Vision for European Research) :
http://search.driver.research-infrastructures.eu/. C’est un projet européen de métamoteur . Il gère environ  5,9 M. de références, 330 réservoirs, et couvre 44 pays

DOAJ : http://www.doaj.org/
C’est le répertoire principal des journaux en open access ( Accès libre) et en texte intégral. Il récence à ce jour plus de 9000   journaux, et environ 10000 articles. Le libre accès est défini comme "la mise à disposition sur Internet de documents et de données scientifiques et techniques que tout un chacun peut librement consulter, télécharger, copier, diffuser, imprimer, indexer".

Archives ouvertes disciplinaires

•arXiv : http://arxiv.org/
            Ce dépôt couvre plusieurs domaines scientifiques à savoir : physique, mathématiques, informatique, statistiques etc.

•E-LIS ( http://eprints.rclis.org/ ) s’intéresse aux sciences de l’information

•PMC PubMed Central ( http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/ ) couvre le secteur biomédical et sciences de la vie

•RePEc (http://repec.org/ ) couvre le secteur des sciences économiques (collecte d’autres archives ouvertes)

Open DOAR (Directory of open access repositories) : http://www.opendoar.org/

ROAR (Registry of Open Access Repositories) : http://roar.eprints.org/

Thèses

• Theses.fr : http://www.theses.fr/ (FCT †, 65 000 thèses en préparation, 8 000 soutenues depuis 2006 – à terme doit signaler l’ensemble des thèses soutenues)

• THESA : http://thesa.inist.fr/fre/recherche.htm (grandes écoles de la CGE, thèses en préparation, thèses soutenues depuis moins d’un an)


• TEL (Thèses en ligne) : http://tel.archives-ouvertes.fr/

• DART-Europe E-theses Portal : http://www.dart-europe.eu/basic-search.php

• Networked Digital Library of Theses and Dissertations : http://www.ndltd.org/


Pour aller plus loin : Autoformation à la recherche e l’information

            L’internet met à la disposition de la communauté scientifique des sites d’initiation à la recherche de l’information scientifique et technique en ligne. Citons  ici quelques uns de ces sites :

En sept points ce site donne quelques conseils importants pour optimiser toute recherche sur internet.

Learn the Net, est un site web conçu pour vous aider à gagner du temps et de l'argent lorsque vous furetez dans le cyberespace.

3 - AERIS (Aide aux Etudiants pour la Recherche d'Information Scientifique) : http://www.keyword-shop.com/
Ce site propose des cours, des exercices et les principaux outils de recherche en ligne. Un cours complet et des exercices sur la recherche d'information y est destinés aux étudiants universitaires

4 - Finder : L'interface ultime des principaux outils de recherche :
Le « Finder »  permet, sous une seule et même interface, de faire des recherches avancées sur 12 des principaux outils de recherche (5 moteurs généralistes, 2 annuaires généralistes, 2 métamoteurs, 2 encyclopédies et un moteur spécialisé en sciences)

5 - Net Public : http://www.netpublic.fr/
Comme son nom l’indique, ce site a l’intention d’accompagner le public dans l'accès à Internet

6 – Consulter également « Cerise[16] » sur le site de l’URFIST. Infosphere[17] et   Grebib[18] offrent aussi des facilités pour l’apprentissage d’une recherche d’information efficace

7 – Comment faire des recherches sur Internet : http://www.educnet.education.fr/dossier/recherccher/default.htm

8 – Un cours pour chercher sur Internet :

9 – Une page Perso bourrée d’adresses pour la recherche sur Internet :

10 – CERISE (Coneils aux Etudiants pour une Recherche d’Information Spécialisée Efficace)
http://urfist.enc.sorbonne.fr/anciensite/cerise/index.htm

La Veille informationnelle / documentaire
           
Nombreux sont les sites internet qui nous intéressent et que nous souhaitons consulter régulièrement pour voir s’il y a éventuellement de nouveaux contenus. Mais par manque de temps, nous l’oublions parfois et certaines informations intéressantes ne nous parviennent pas. Dans une société de l’information et du “Life long learning“ il est important de toujours rester au courant des dernières nouveautés. C’est ce qu’on appelle la veille informationnelle.
La veille est un « Processus continu faisant l’objet d’une mise à disposition personnalisée et périodique de données ou d’information-renseignement, traitées selon une finalité propre au(x) destinataire(s), faisant appel à une expertise en rapport avec le sujet ou la nature de l’information collectée[19] » Pour cette raison, quelqu’un a pu dire qu’aujourd’hui, les « meilleurs chercheurs ne cherchent pas : ils font en sorte que l’information vienne à eux »
            Il existe deux types de veille : la veille documentaire et la veille informationnelle.
« La veille documentaire est une activité de surveillance permanente des connaissances sur un domaine pour y déceler des signaux révélateurs de changements importants. La veille documentaire traque le repérage des ressources pertinentes et permet de maintenir un flux important d’informations appropriées dans des champs d’intérêt précis [20]»
            « La veille informationnelle est une activité organisée de collecte, de sélection et d’analyse de l’information dans le but d’alimenter les individus en information pertinente (analyse, études, nouvelles…) en continu [21]»

Méthodes de veille

            Deux méthodes sont couramment employées pour la veille. Ces deux méthodes sont respectivement  la méthode « PULL » et la méthode « PUSH ». Par la première méthode, l’utilisateur va régulièrement à la source pour chercher lui-même les informations. Par la deuxième méthode,  le service envoie de façon automatique l'information à l’utilisateur. Voici quelques détails concernant ces deux méthodes :

La méthode « PULL »
         C’est l’approche classique
         Le chercheur refait périodiquement les mêmes recherches dans les mêmes sources et va « tirer » la nouvelle information
         Tous les outils de recherche ne permettent pas d’automatiser des veilles, aussi cette méthode est toujours utilisée aujourd’hui.
         Avantages
         Information précise car comme l’usager doit effectuer les recherches, il est en mesure d’écarter immédiatement les résultats non pertinents
         Pas d’enregistrement requis auprès d’un éditeur ou d’une base de données
         Inconvénients
         Demande beaucoup de temps
         Processus lourd et ennuyant dont on se lasse rapidement
         Veille irrégulière

La méthode « PUSH »
         L’information est « poussée » de manière automatique vers le chercheur, en fonction de ses préférences et de critères préétablis par celui-ci. On parle de profils.
         L’usager n’effectue plus de recherche et son rôle consiste maintenant à évaluer l’information récupérée.
Avantages
         Économie de temps pour le chercheur
         Processus automatisé (peu d’efforts requis de la part du chercheur une fois les alertes créées)
         Signalement rapide. Choix de la périodicité : quotidien, hebdomadaire ou mensuel selon les sources
         Veille régulière
Inconvénients
         Certains outils de recherche n’offrent pas encore ces possibilités de veille.
         Risque de se faire submerger de résultats si la stratégie de recherche transformée en alerte n’est pas assez précise

Outils de la veille

En outre des fils RSS, grâce auxquels on est informé automatiquement des nouveautés, il existe d’autres services gratuits de notification de  changement de contenu d’un site internet, notamment les alertes par mails ou par « Newsletters »

Les alertes Newsletters 

            Par un abonnement aux « Newsletters » il est possible d’avoir régulièrement dans sa boîte à lettres des « alertes mail » dès qu’il y a une nouvelle mise à jour dans un site d’intérêt particulier. Pour cette fin, il existe un répertoire des Newsleters : http://www.ezine-dir.com/

Les alertes mails 

Il est possible de s’abonner au service des alertes de Google :
http://www.google.com/alerts?hl=fr

Le service “WatchThatPage“ (http://www.watchthatpage.com) propose cet automatisme.

Conclusion

Au-delà de toutes ces recettes, il faut garder en tête que la recherche sur le Web, ce n’est pas une science, c’est un art. Seule la pratique peut faire de nous un expert.


[1] - http://wiki.univ-paris5.fr/wiki/Comp%C3%A9tence_informationnelle
[2] - http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid20438/les-missions-de-l-information-scientifique-et-technique.html?feuilleCSS=firefox
[4] - Forest Woody Horton, 2007, UNESCO (http://wiki.univ-paris5.fr/wiki/Comp%C3%A9tence_informationnelle )
[6] - http://www.adbs.fr/outils-de-recherche-web-828.htm
[7] - http://outils.abondance.com/
[8] - http://scholar.google.com/advanced_scholar_search?hl=en&as_sdt=0,5
[9] 6 http://www.scirus.com/srsapp/advanced/index.jsp?q1=
[10] - http://signets.bnf.fr ; http://signets.bnf.fr/html/categories/c_011textes_num_rep.html
[11] - http://vlib.org/
[12] -http:www.intitute.ac.uk/artandhumanities/
[13]  - http://www.wdl.org/fr/
[14]  - http://jp.lardy.free.fr/pages/bibnum.html
[16] - http://www.bibl.ulaval.ca/doelec/citedoce.html
[17] - http:www.bibliotheques.uquam.ca/infosphere/
[19] - Cacaly, S. Dir. Dictionnaire encyclopédique de l'information et de la documentation. Nathan. 1997. p. 591
[20] - Bachr Ahmed. Veille documentaire : Réaliser une veille manuelle [en ligne]. http://www.slideshare.net/bachr/veille-documentaire (consulté 07/08/2010
[21] - Benslimane Mouna. La veille documentaire : veille et méthodologie de veille [en ligne] http://www.slideshare.net/bachr/session-1-veille-et-methologie-de-veille (consulté le 07/08/2010)

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